L’ONG un Monde Avenir dénonce 40 cas d’exécutions sommaires au Cameroun
© DR L’Organisation non gouvernementale a exprimé sa préoccupation face à la dégradation de la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Cameroun. C’était à l’occasion de la 87è session de la Commission des droits de l’homme et des peuples tenue du 11 au 20 mai 2026 à Banjul en Gambie. La société civile vient de soumettre à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples la dégradation de la situation des droits de l’homme et de la démocratie au Cameroun. D’après elle, depuis la tenue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, la violation des droits de l’homme et les principes démocratiques va grandissante. Elle se manifeste sous plusieurs formes et touchent les citoyens camerounais ainsi que des organisations de différentes manières. Dans sa communication à l’occasion de la 87è session de la commission des droits de l’homme et des peuples édition 2026, l’ONG Un Monde Avenir dénonce des exécutions sommaires et l’usage disproportionné de la force lors de la crise post-électorale au Cameroun. L’organisation dit avoir observé un usage disproportionné de la riposte contre les manifestants après la proclamation des résultats du scrutin le 27 octobre 2025. En se basant sur les rapports de plusieurs organisations, l’ONG indique que ces pratiques ont entrainé plusieurs blessés du côté des civils dont certains étant hors des lieux de manifestation. Toujours sur la base des documents produits par des organisations, Un Monde Avenir dénonce au moins 40 cas d’exécutions sommaires des civils, dont celle d’Achille Simo Fokam ‘’tué le 28 octobre à Douala dans son quartier loin des manifestations’’. Dans le même document, l’ONG s’insurge contre des arrestations arbitraires et des menaces exercées contre les défenseurs des droits humains. Elle cite à titre illustratif les arrestations de nombreuses personnalités ayant soutenu la déclaration de victoire du candidat Issa Tchiroma Bakary. Il s’agit entre autres d’Anicet Ekane mort en détentio...
Original source: Journal du Cameroun