Afrique subsaharienne : la liberté de la presse recule sur fond de crise
© Internet De l’Érythrée (180e) à l’Afrique du Sud (21e) : place mondiale et première dans la zone, « la liberté de la presse n’a jamais été autant malmenée en Afrique subsaharienne », selon Reporters sans Frontières (RSF), dans son classement 2026 de la liberté de la presse. Entre conflits, « criminalisation du journalisme » et situation économique, la liberté de la presse recule. En 2026, Reporters sans frontières (RSF) dresse un bilan encore alarmant de la liberté de la presse à travers le monde. Plus de la moitié des 180 pays classés connaissent une situation « difficile » ou « très grave » de la liberté de la presse. Dans un contexte de politique sécuritaire, des lois plus restrictives remettent en cause la liberté de la presse. En 25 ans, le score moyen de l’ensemble des pays étudiés n’a jamais été aussi bas, selon RSF. L’environnement restrictif lié aux politiques nationales de sécurité depuis 2001 entrave la liberté d’informer, y compris dans les démocraties, s’inquiète RSF. En Afrique subsaharienne, la situation reste « très grave » dans cinq pays : l’Érythrée (180e), Djibouti (167e), le Soudan (161e), l’Éthiopie (148e), le Rwanda (139e). Elle est « difficile » dans 24 pays sur 48. En outre, 57 % de la population mondiale vit dans un pays où la situation de la presse est perçue comme « très grave », et moins de 1 % vit dans un pays où elle est perçue comme « bonne ». Entraves La liberté de la presse est au plus bas depuis la création du classement en 1985. En 2025 et 2026, sur les cinq indicateurs de mesure de la liberté de la presse, l’indicateur légal s’est dégradé de plus de 60 % des pays étudiés, soit 110 sur 180. Les journalistes sont toujours victimes de violences, assassinés ou poursuivis, mais désormais, c’est le « journalisme » qui est criminalisé : par l’instrumentalisation des lois contre la presse, ainsi que par la fragilisat...
Original source: Journal du Mali